L’Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (ARAI) prend une part active à la visite-pays des experts examinateurs de Djibouti et de la Tanzanie, ouverte officiellement ce mardi 30 juin 2026 au Novotel Alarobia. Lors de son discours d’ouverture, Monsieur Mamitiana RAJAONARISON, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a souligné l'impact concret de la lutte contre la corruption en citant l'ARAI en exemple, notamment à travers la mise à disposition de véhicules saisis au

profit des besoins opérationnels des administrations publiques. Cette cérémonie officielle a également été marquée par la présence de Madame Fanirisoa ERNAIVO, Ministre de la Justice, ainsi que par l’intervention de M. Ali Elbereir, Représentant régional de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en Afrique de l'Est et Chef de Délégation des évaluateurs, lançant ainsi le deuxième cycle du Mécanisme d'examen de l'application de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) 

Pendant trois jours, les discussions dynamiques avec les experts internationaux, soutenues techniquement par l'ONUDC, se structurent autour de deux axes stratégiques majeurs :  

🟢 Mesures préventives (Chapitre II) : Évaluation des progrès dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC) 2025-2030, déploiement des politiques internes dans les ministères et identification des écarts législatifs à combler. 
 
🟢 Recouvrement des avoirs (Chapitre V) : Examen approfondi de l’opérationnalisation progressive de l’ARAI, du renforcement des Pôles Anti-Corruption (PAC), de la traçabilité des flux financiers, des mécanismes de gel et de confiscation, ainsi que de l’efficacité de la coopération judiciaire internationale.  

Cette évaluation par les pairs constitue une opportunité stratégique majeure qui s'inscrit directement dans le processus de Refondation de l'État de droit à Madagascar. Les conclusions de cet examen permettront d'accélérer les réformes structurelles, de fluidifier la coordination interinstitutionnelle au sein du Système Anti-Corruption (SAC) et de valider la capacité du pays à s'unir efficacement aux réseaux mondiaux pour éradiquer les flux financiers illicites.